Le collagène est la protéine la plus abondante du corps humain.
Près d’un tiers des protéines de l’organisme sont constituées de collagène.
On le retrouve dans la peau, mais aussi dans les os, les dents, les articulations, les tendons, les ligaments, les vaisseaux sanguins, les yeux, l’intestin et de nombreux organes.
Autrement dit, le collagène n’est pas une protéine de beauté.
C’est une protéine de structure.
Il participe au maintien des tissus, à la résistance des organes, à la mobilité des articulations et à l’intégrité de pratiquement tout le corps.
Lorsque nous parlons de collagène, nous parlons donc de bien plus que de rides ou d’esthétique.
L’une des plus grandes confusions à son sujet consiste à croire qu’il sert uniquement à améliorer l’apparence de la peau.
Pourtant, lorsqu’une ride apparaît, nous observons souvent seulement la partie visible d’une perte de structure qui touche déjà l’ensemble de l’organisme.
La même logique s’applique aux ongles fragiles, aux cheveux plus fins ou à une peau qui perd sa fermeté.
Ces signes apparaissent à l’extérieur, mais reflètent souvent un processus beaucoup plus profond.
L’organisme fonctionne selon des priorités.
Le cerveau n’est pas préoccupé par l’apparence de la peau.
Il cherche avant tout à maintenir le bon fonctionnement des organes, des vaisseaux sanguins, des articulations et des tissus essentiels.
Lorsque les ressources deviennent limitées, le corps les dirige d’abord vers les fonctions vitales.
L’esthétique passe après.
C’est pourquoi les rides sont rarement le début du problème.
Elles sont souvent simplement le premier signe visible que nous remarquons.
Pourquoi perdons-nous du collagène ?
Une partie de la réponse est simple : nous vieillissons.
À partir de 25 ans environ, la production naturelle de collagène commence progressivement à diminuer et continue à baisser au fil des années.
Mais l’âge n’est pas le seul responsable.
Le mode de vie moderne accélère également cette perte.
Le sucre et les pics de glycémie fréquents en sont un bon exemple.
L’excès de glucose circulant endommage les fibres de collagène, les rendant plus rigides, moins souples et moins fonctionnelles.
Ce phénomène touche la peau, mais aussi les artères, les articulations, les yeux et de nombreux autres tissus.
Il est donc inutile de prendre du collagène tout en vivant principalement de sucre, de farines raffinées, de pâtisseries, de biscuits ou d’aliments ultra-transformés.
Préserver son collagène ne consiste pas seulement à en consommer davantage.
Cela consiste également à réduire ce qui le détruit quotidiennement.
La consommation régulière d’alcool, le tabac, le manque de sommeil, le stress chronique, une alimentation pauvre en nutriments et les processus inflammatoires chroniques contribuent également à accélérer sa dégradation.
C’est pourquoi deux personnes du même âge peuvent présenter une qualité de peau, des articulations et des tissus très différentes.
L’âge joue un rôle.
Mais les habitudes de vie jouent souvent un rôle encore plus important.
Comment nos grands-parents consommaient-ils du collagène sans compléments alimentaires ?
Pendant des milliers d’années, personne ne prenait de collagène hydrolysé.
Pourtant, les apports en collagène étaient probablement beaucoup plus élevés qu’aujourd’hui.
L’alimentation traditionnelle utilisait des parties animales qui ont presque disparu de notre alimentation moderne.
Les bouillons d’os mijotés longuement, les cartilages, la peau des poissons, la peau du poulet, les tendons et les tissus conjonctifs étaient consommés régulièrement.
Ces structures sont naturellement riches en collagène et en acides aminés nécessaires à la construction et à la réparation des tissus.
Pendant une grande partie de l’histoire humaine, la consommation de collagène faisait simplement partie de l’alimentation quotidienne.
Aujourd’hui, nous consommons principalement les muscles et nous jetons souvent les parties les plus riches en collagène.
Cela explique probablement en partie pourquoi les compléments alimentaires au collagène sont devenus si populaires.
Comment le corps utilise-t-il réellement le collagène ?
Beaucoup de personnes pensent que le collagène consommé va directement dans la peau.
Mais l’organisme ne fonctionne pas ainsi.
Lorsque vous consommez un complément de collagène ou un bouillon d’os, le corps doit d’abord digérer ces protéines.
Dans l’estomac, elles commencent à être décomposées.
Puis, dans l’intestin grêle, elles sont transformées en acides aminés et en peptides qui pourront être absorbés.
Ce n’est qu’ensuite que le corps décide où utiliser ces matériaux.
Le collagène ingéré n’est pas envoyé directement vers une ride.
L’organisme utilise les acides aminés disponibles pour réparer ce qu’il considère comme prioritaire.
S’il doit réparer des vaisseaux sanguins, des articulations, l’intestin ou d’autres tissus essentiels, les ressources seront utilisées en priorité à cet endroit.
La peau vient ensuite.
C’est pourquoi certaines personnes prennent du collagène pendant quelques semaines et concluent qu’il ne fonctionne pas.
Le corps travaille souvent à l’intérieur bien avant que les résultats deviennent visibles à l’extérieur.
Vous n’êtes pas ce que vous mangez. Vous êtes ce que vous absorbez.
L’une des plus grandes erreurs lorsqu’on parle de supplémentation est de croire qu’il suffit d’avaler un nutriment pour qu’il agisse.
Pour utiliser le collagène, l’organisme doit être capable de le digérer correctement, de l’absorber au niveau intestinal puis de le transformer en nouveaux tissus.
Ce processus dépend d’une bonne production d’acide gastrique, d’enzymes digestives efficaces, d’un intestin en bonne santé ainsi que de nutriments essentiels comme la vitamine C, le zinc, le cuivre et les protéines.
Il ne sert à rien d’apporter de la matière première si le corps n’est pas capable de l’utiliser.
Très souvent, le problème n’est pas un manque de collagène.
Le problème est un manque de digestion, d’absorption ou d’utilisation efficace des nutriments.
Tous les collagènes ne sont pas identiques
Lorsque l’on parle de collagène, on parle en réalité d’une famille entière de protéines.
Le collagène de type I est le plus abondant dans l’organisme. On le retrouve principalement dans la peau, les os, les dents et les tendons. Il participe à la fermeté et au maintien des tissus.
Le collagène de type II est surtout présent dans les cartilages et les articulations. Il est fréquemment utilisé pour soutenir la mobilité et le confort articulaire.
Le collagène de type III participe à la structure des vaisseaux sanguins, des organes et des tissus plus souples. Il agit souvent en association avec le type I.
C’est pourquoi une personne souhaitant améliorer la qualité de sa peau ne recherchera pas forcément le même type de collagène qu’une personne souhaitant soutenir ses articulations.
Et le collagène Verisol® ?
Parmi les différents collagènes disponibles sur le marché, Verisol® est probablement l’un des plus étudiés pour la santé de la peau.
Il a été développé spécifiquement dans cet objectif et plusieurs études montrent une amélioration de l’élasticité, de l’hydratation et de la qualité cutanée lorsqu’il est utilisé régulièrement.
Cela ne signifie pas qu’il soit le seul collagène efficace.
Mais il fait partie de ceux qui possèdent la meilleure documentation scientifique pour la peau.
Ma recommandation en tant que naturopathe et thérapeute en micronutrition
Aujourd’hui, je ne considère pas le collagène comme un traitement temporaire contre les rides.
Je le considère comme un nutriment structurel dont le corps a besoin tout au long de la vie.
De la même manière qu’il est difficile de conserver sa masse musculaire sans un apport régulier en protéines, il est difficile de maintenir la qualité des tissus sans fournir les matériaux nécessaires à leur renouvellement.
C’est pourquoi, après 30 ans, je considère intéressant de maintenir un apport quotidien en sources de collagène.
Non pas comme une cure de quelques mois, mais comme une habitude de santé sur le long terme.
En pratique, j’aime alterner les sources naturelles et les compléments alimentaires.
Les bouillons d’os préparés lentement restent une excellente source naturelle de collagène et d’acides aminés.
Mais la vie moderne ne permet pas toujours d’en préparer régulièrement. Les compléments alimentaires représentent alors une solution pratique pour compléter cet apport.
Cependant, il existe quelque chose de plus important encore que le choix du meilleur collagène.
Il faut que l’organisme soit capable de l’utiliser.
Une digestion efficace, un intestin sain, une bonne absorption des nutriments, un apport suffisant en protéines et un faible niveau d’inflammation restent la base de tout le processus.
Le corps n’est pas construit uniquement par ce que vous mangez.
Il est construit par ce qu’il parvient à digérer, absorber, transformer et utiliser.
Conclusion
C’est précisément ici que l’approche globale de la santé prend tout son sens.
Beaucoup de personnes recherchent le meilleur collagène, la meilleure vitamine ou le meilleur complément alimentaire, tout en conservant une digestion fragile, un intestin inflammé ou une alimentation pauvre en nutriments.
Le résultat est simple : le corps reçoit la matière première mais ne parvient pas à l’utiliser correctement.
C’est exactement pour cette raison que, dans le programme DDD70, nous ne travaillons pas uniquement sur la supplémentation.
Nous travaillons sur la diminution de l’inflammation, l’amélioration de la digestion, la santé intestinale, le soutien du foie et l’éducation alimentaire.
Parce qu’avant de reconstruire les tissus, le corps doit retrouver sa capacité à fonctionner correctement.
Lorsque la digestion s’améliore, l’absorption s’améliore.
Lorsque l’absorption s’améliore, l’organisme utilise mieux les protéines, les vitamines, les minéraux et le collagène lui-même.
Et lorsque nous souhaitons comprendre pourquoi un organisme ne répond pas comme prévu, le Bilan de Santé permet une analyse individualisée de l’alimentation, de la digestion, des habitudes de vie et des symptômes.
Car le problème n’est pas toujours un manque de collagène.
Il peut s’agir d’un manque d’absorption, d’un excès d’inflammation ou d’un organisme qui a perdu une partie de sa capacité à se régénérer.
Au final, la santé ne se construit pas grâce à un supplément isolé.
Elle se construit grâce à un organisme capable de digérer, absorber, utiliser et renouveler ses tissus chaque jour.
C’est précisément l’objectif du DDD70 et du Bilan de Santé : aider le corps à retrouver sa capacité naturelle à fonctionner, réparer et reconstruire.
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