Vous traitez une candidose, elle disparaît puis revient quelque temps après. Vous prenez un antibiotique pour une cystite, ça va mieux et quelques mois plus tard, une nouvelle infection urinaire apparaît. La prostate s’enflamme, le traitement fonctionne, mais le problème finit par revenir.

Quand on passe régulièrement par ce cycle d’amélioration puis de récidive, il y a un élément important que l’on oublie souvent : le biofilm.

Qu’est-ce qu’un biofilm ?

Certaines bactéries et certains champignons sont capables de s’organiser et de créer autour d’eux une sorte de couche protectrice. Cette structure s’appelle le biofilm.

Imaginez une communauté de micro-organismes qui construit une petite « maison » pour se protéger. À l’intérieur, ils sont moins exposés à l’action de notre système immunitaire et peuvent également devenir plus résistants aux traitements antimicrobiens utilisés pour les combattre.

C’est pour cela qu’un traitement peut éliminer une grande partie des micro-organismes les plus exposés et apporter une amélioration, alors que certains restent protégés dans cette structure. Lorsqu’ils retrouvent des conditions favorables pour se développer, le problème peut réapparaître.

C’est ce cycle que beaucoup de personnes connaissent : on traite, ça va mieux, puis ça revient. On recommence et, quelque temps après, le problème revient encore.

Où peut se trouver le biofilm dans le corps ?

Le biofilm peut se former à différents endroits du corps. Un exemple très simple que tout le monde connaît est la plaque dentaire : c’est un biofilm.

On peut également retrouver des biofilms au niveau de l’intestin, du vagin, de la vessie et des voies urinaires, de la prostate, des voies respiratoires et des sinus. Ils peuvent aussi être présents dans certaines plaies qui cicatrisent difficilement.

Le biofilm n’est donc pas quelque chose qui existe uniquement dans l’intestin. C’est une manière pour certains micro-organismes de s’organiser, de rester installés à un endroit et de se protéger.

Quel est le lien entre biofilm et candidose récidivante ?

Candida est capable de former un biofilm. Lorsqu’une candidose disparaît avec le traitement puis revient régulièrement, il est donc intéressant de regarder au-delà du champignon lui-même. Il faut aussi comprendre la protection qu’il peut créer et l’environnement qui lui permet de continuer à se développer.

Une candidose récidivante nous amène ainsi à regarder le terrain dans son ensemble : le microbiote, l’intestin, l’alimentation, la glycémie, l’immunité, les hormones et les différents facteurs qui peuvent favoriser la prolifération de Candida.

Traiter uniquement chaque nouvelle crise sans modifier le terrain peut maintenir la personne dans le même cycle pendant des années.

Biofilm, cystites à répétition et infections urinaires récidivantes

On retrouve une logique similaire dans les cystites à répétition. Certaines bactéries responsables des infections urinaires sont capables d’adhérer aux voies urinaires et de développer des mécanismes qui favorisent leur protection et leur persistance.

Vous prenez un antibiotique, l’infection diminue et vous allez mieux. Puis, quelque temps après, une nouvelle cystite apparaît et un nouveau traitement commence.

Lorsque les infections urinaires reviennent régulièrement, il devient important de regarder au-delà de chaque épisode et de comprendre pourquoi les micro-organismes continuent à trouver un environnement favorable pour rester ou se développer à nouveau.

Le biofilm fait partie des éléments importants de cette réflexion.

Biofilm et infections de la prostate

Chez l’homme, certaines bactéries impliquées dans les infections persistantes de la prostate peuvent également former des biofilms.

Cette couche protectrice favorise leur persistance et peut rendre leur élimination plus difficile. Cela aide à comprendre pourquoi certains hommes suivent un traitement, constatent une amélioration, puis voient les symptômes revenir quelque temps après.

Candidose récidivante, cystites à répétition et certaines infections persistantes de la prostate sont des situations différentes, mais elles nous amènent à poser la même question : pourquoi ces micro-organismes continuent-ils à trouver des conditions favorables pour rester ?

C’est ici qu’intervient le terrain intérieur

Je parle beaucoup de récupération du terrain intérieur parce qu’il ne suffit pas de regarder uniquement ce que l’on veut éliminer. Il faut aussi comprendre l’environnement dans lequel tout cela se passe.

Notre corps vit naturellement avec une quantité énorme de bactéries et de champignons. L’intestin, en particulier, abrite tout un écosystème de micro-organismes qui participe au fonctionnement de notre organisme.

Lorsque cet environnement perd son équilibre, certains micro-organismes trouvent davantage de place pour proliférer et s’installer.

Travailler sur le terrain intérieur, c’est donc regarder l’ensemble : le fonctionnement de l’intestin, la digestion, l’alimentation quotidienne, le microbiote intestinal, l’immunité et les habitudes qui participent à cet équilibre.

Il ne suffit pas de s’occuper de l’envahisseur sans regarder la maison dans laquelle il a réussi à s’installer.

Quel est le lien entre biofilm et métaux lourds ?

C’est un autre élément intéressant. Certains métaux peuvent participer à la structure de certains biofilms et contribuer à maintenir cette couche protectrice.

Lorsque nous parlons de récupération du terrain intérieur, nous regardons donc aussi l’exposition accumulée au cours de la vie et la capacité de l’organisme à éliminer ce dont il n’a pas besoin.

Biofilm et métaux lourds font ainsi partie d’une réflexion plus large sur l’environnement intérieur et sur ce qui peut favoriser la protection et la persistance des micro-organismes.

L’alimentation et la digestion modifient aussi le terrain

Ce que vous mangez chaque jour participe à la construction de l’environnement dans lequel vit votre microbiote.

Une alimentation constamment riche en sucre, farines raffinées et produits ultra-transformés ne crée pas le même terrain qu’une alimentation basée sur des aliments simples, des légumes, des fibres, des protéines de qualité, des vitamines et des minéraux.

Mais ce n’est pas seulement ce que vous mangez qui compte. Il faut aussi être capable de bien digérer.

Lorsque la digestion fonctionne mal, les aliments arrivent différemment dans l’intestin et modifient également son environnement. Manger correctement n’est donc qu’une partie du travail : il faut aussi digérer, absorber et utiliser correctement les nutriments.

Récupérer son terrain intérieur demande de regarder tous ces éléments ensemble.

Pourquoi le déparasitage ne se résume pas à prendre un vermifuge ?

C’est exactement la logique qui se trouve derrière le DDD70.

Lorsque nous faisons un processus complet de déparasitage, il n’est pas logique de regarder uniquement le parasite en oubliant tout l’environnement dans lequel vivent les champignons, bactéries et autres micro-organismes.

C’est pour cela que, dans le DDD70, nous travaillons la diminution de l’inflammation, l’élimination du biofilm, la détox des métaux lourds, l’amélioration du fonctionnement intestinal, la rééducation alimentaire et le déparasitage au sein d’un même processus.

L’objectif est de récupérer le terrain intérieur.

Vous pouvez continuer à traiter chaque problème lorsqu’il apparaît, recommencer le traitement de la candidose, prendre un nouvel antibiotique lors de la prochaine cystite et attendre la prochaine crise pour tout recommencer.

Ou vous pouvez commencer à regarder ce qui permet à ce cycle de continuer.

Le DDD70 est un programme structuré de 10 semaines, avec accompagnement, conçu pour travailler sur la récupération du terrain intérieur de manière globale.

Combien de fois encore allez-vous tomber malade sans changer l’environnement ?

Toutes les informations sur la prochaine session sont disponibles ici

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