Chute de cheveux : quelles sont les causes ?
Lorsque les cheveux commencent à tomber, à s’affiner, à casser ou à perdre leur éclat, le premier réflexe de nombreuses personnes est de chercher une solution pour les cheveux eux-mêmes : changer de shampoing, acheter une lotion, utiliser un tonique, faire un soin du cuir chevelu ou commencer une collection de compléments alimentaires.
Et peut-être avez-vous déjà essayé tout cela.
Le problème, c’est que les cheveux ne sont pas produits par le shampoing. Les cheveux sont produits par votre corps.
C’est pourquoi, lorsqu’une chute persiste ou que la qualité des cheveux change de manière importante, regarder uniquement ce qui se passe à l’extérieur peut nous faire oublier la partie la plus importante de l’investigation : comment fonctionne l’organisme qui doit produire ces cheveux ?
En santé intégrative, j’aime considérer les cheveux comme un signe supplémentaire du terrain. Alimentation, disponibilité des nutriments, digestion, assimilation, intestin, thyroïde, hormones, métabolisme, stress, sommeil et même certaines parasitoses peuvent faire partie de ce tableau.
Et il existe une relation dont on parle peu : les parasites vivent eux aussi aux dépens des ressources de leur hôte.
Les cheveux ont besoin de matière première
Pour fabriquer un nouveau cheveu, l’organisme doit disposer d’énergie et de matière première.
Fer et ferritine, vitamine B12, folates, zinc, cuivre, vitamine D, protéines et acides aminés font partie des éléments qui participent directement ou indirectement à la croissance et à la structure des cheveux.
Avant de commencer à prendre tous les compléments alimentaires suggérés par une analyse ou par une liste trouvée sur Internet, il existe donc une question beaucoup plus fondamentale :
Mangez-vous suffisamment et apportez-vous de vrais aliments à votre corps ?
Les jeûnes excessifs, les régimes hypocaloriques prolongés et les restrictions alimentaires importantes peuvent réduire la disponibilité de l’énergie et des nutriments. Le corps a besoin d’être nourri pour fonctionner.
Les compléments alimentaires peuvent avoir leur place lorsqu’ils sont nécessaires. Mais ils viennent après une alimentation adaptée — ils ne la remplacent pas.
Il ne suffit pas de manger : il faut digérer, absorber et assimiler
Vous pouvez avoir une excellente alimentation et malgré tout devoir regarder une autre étape :
digérer → absorber → assimiler.
Tout ce que vous mangez doit passer par ces processus avant d’être réellement disponible pour les tissus.
Il en va de même pour les compléments alimentaires.
S’il existe des troubles digestifs, intestinaux ou des conditions qui perturbent l’absorption, apporter davantage de nutriments par la bouche ne signifie pas nécessairement qu’ils seront correctement utilisés par l’organisme.
C’est pourquoi, face à des signes de carence, je ne cherche pas seulement à savoir : « Qu’est-ce qui manque ? »
Je veux également comprendre : « Pourquoi cela manque-t-il et quelle quantité de ce nutriment l’organisme est-il réellement capable d’utiliser ? »
C’est ici que l’intestin prend une importance considérable — et que nous pouvons aussi commencer à parler des parasitoses.
Les parasites peuvent perturber l’état nutritionnel
Les parasites ne sont pas tous identiques et n’agissent pas tous de la même manière.
Selon l’espèce, leur localisation et l’importance de l’infection, certaines parasitoses peuvent perturber l’état nutritionnel par différents mécanismes.
Certains parasites utilisent des nutriments disponibles dans le système digestif. D’autres peuvent perturber l’absorption intestinale. Certaines espèces peuvent également provoquer des pertes de sang.
Un exemple classique est celui des ankylostomes, qui se fixent sur la muqueuse intestinale et peuvent provoquer une perte chronique de sang, contribuant ainsi à une carence en fer et à une anémie.
Et quel est l’un des signes qui peut apparaître lorsqu’il existe une carence importante en fer ?
La chute de cheveux.
Cela ne signifie pas que toutes les personnes qui perdent leurs cheveux ont des parasites. Cela signifie quelque chose de très différent : dans certains contextes, une parasitose peut faire partie de la chaîne de facteurs qui contribue au problème et ne devrait pas être ignorée.
« Les parasites mangent-ils nos hormones ? »
Ici, il faut comprendre cette relation de manière un peu plus large.
Les parasites vivent dans un organisme métaboliquement actif. Ils ne sont pas isolés de l’environnement biochimique de leur hôte.
Certains parasites sont capables d’utiliser, de métaboliser ou de répondre à des molécules hormonales de leur hôte, et certaines infections parasitaires peuvent interagir avec des voies immunitaires, métaboliques et endocriniennes.
Mais cela ne signifie pas que nous pouvons affirmer que tous les parasites « mangent les hormones » ou qu’un déséquilibre hormonal est automatiquement provoqué par des parasites.
La relation dépend de l’organisme concerné.
Le point important dans une vision intégrative est ailleurs : une parasitose ne doit pas nécessairement être considérée uniquement comme quelque chose qui se trouve « dans l’intestin ». Elle peut avoir des répercussions systémiques chez son hôte.
Et cela nous ramène aux cheveux.
Thyroïde, métabolisme et cheveux sont aussi liés
Les troubles de la thyroïde peuvent modifier le cycle du follicule pileux et favoriser la chute ou l’affinement des cheveux.
Les troubles métaboliques méritent également notre attention.
Résistance à l’insuline, inflammation métabolique et déséquilibres hormonaux peuvent coexister, notamment dans certaines situations cliniques.
Les cheveux peuvent donc être un signe visible que quelque chose mérite d’être investigué.
Il ne faut pas attendre qu’une analyse isolée raconte toute l’histoire. Les symptômes, l’histoire de la personne et les analyses doivent être observés ensemble.
Hormones : périménopause, ménopause et post-partum
Il existe des périodes dans la vie d’une femme où les cheveux peuvent beaucoup changer.
Le post-partum, la périménopause et la ménopause en sont des exemples.
Les variations des œstrogènes, de la progestérone et des androgènes peuvent perturber le cycle de croissance des cheveux. Certaines femmes remarquent une chute plus importante ; d’autres observent un affinement, une diminution de la densité ou un changement de texture.
Lorsqu’il existe un changement important au niveau des cheveux, la situation hormonale mérite donc également d’être investiguée et suivie de manière adaptée.
Le stress et le sommeil peuvent aussi affecter les cheveux
L’organisme ne sépare pas votre vie émotionnelle de votre physiologie.
Des périodes de stress physique ou émotionnel intense peuvent être suivies, quelques semaines ou quelques mois plus tard, d’une chute diffuse des cheveux, comme cela peut se produire dans l’effluvium télogène.
Et le stress physique ne signifie pas seulement traverser une période émotionnellement difficile.
Une restriction alimentaire excessive, une perte de poids rapide, une maladie, une intervention chirurgicale ou un apport énergétique insuffisant peuvent également représenter un stress physiologique pour l’organisme.
Le sommeil fait partie de la même construction.
Un corps qui dort peu, mal et qui ne récupère pas correctement ne fonctionne pas dans les meilleures conditions.
C’est pourquoi, lorsque j’évalue les cheveux, je veux également savoir comment cette personne vit.
Même la qualité de l’eau peut affecter les cheveux
C’est un point particulièrement intéressant dans les régions où l’eau est très calcaire.
Le dépôt de minéraux sur la fibre capillaire peut contribuer à rendre les cheveux plus rêches, secs, ternes et plus susceptibles de casser. Certaines personnes peuvent également ressentir davantage d’inconfort au niveau du cuir chevelu.
Il est important ici de distinguer la casse du cheveu de la chute depuis la racine, car ce n’est pas la même chose.
Lorsque l’eau est très dure, certaines stratégies externes peuvent être utiles pour protéger les cheveux, comme rechercher une solution adaptée au problème de l’eau et, pour certaines personnes, utiliser occasionnellement un rinçage acide, par exemple avec du vinaigre de cidre bien dilué.
Dans ce cas, nous agissons sur un facteur externe qui peut réellement agresser la fibre capillaire.
Mais cela ne remplace pas une investigation interne lorsqu’il existe une véritable chute de cheveux.
Pour le corps, les cheveux ne sont pas une priorité
J’aime expliquer cela très simplement :
les cheveux, les ongles et une belle peau sont presque des « éléments de décoration » pour l’organisme.
Ils sont très importants pour nous, mais ils ne sont pas essentiels à notre survie immédiate.
Si l’organisme se trouve face à une faible disponibilité énergétique, à une carence nutritionnelle ou à un déséquilibre important, il doit donner la priorité aux fonctions vitales.
Entre maintenir des processus immunitaires fondamentaux et investir des ressources dans la fabrication de beaux cheveux, la survie passe en premier.
C’est pourquoi les cheveux, la peau et les ongles peuvent être des signes extérieurs particulièrement intéressants.
Au lieu de demander seulement :
« Qu’est-ce que je dois mettre sur mes cheveux ? »
il faudrait peut-être commencer à se demander :
« Qu’est-ce que mes cheveux me montrent sur le fonctionnement de mon corps ? »
Alors, changer de shampoing ne sert à rien ?
Cela dépend du problème.
S’il existe une dermatite, un problème du cuir chevelu, des dommages chimiques ou une autre affection locale, des produits et des traitements spécifiques peuvent être importants et, dans certains cas, nécessiter également une évaluation dermatologique.
Mais aucun shampoing ne corrige une carence en fer. Un shampoing ne traite pas une hypothyroïdie. Il ne corrige pas une alimentation excessivement restrictive. Il ne peut pas, à lui seul, améliorer une mauvaise absorption intestinale. Et il n’élimine pas non plus une parasitose.
C’est pourquoi traitement externe et investigation interne ne doivent pas être confondus.
Vous pouvez prendre soin de vos cheveux de l’extérieur. Mais vous devez aussi donner à votre organisme les conditions nécessaires pour produire ces cheveux de l’intérieur.
Et où intervient la déparasitation ?
La déparasitation ne doit pas être présentée comme une solution universelle à la chute de cheveux.
Mais il n’est pas non plus logique d’ignorer les parasitoses dans une évaluation intégrative lorsque l’histoire, les symptômes ou les facteurs de risque justifient cette investigation.
Et voici une différence importante dans ma façon de travailler : se déparasiter ne signifie pas simplement prendre une plante isolée pendant quelques jours.
Dans le DDD70, la déparasitation fait partie d’un travail beaucoup plus large, parce que l’organisme ne fonctionne pas comme un ensemble de parties indépendantes.
L’objectif n’est pas de traiter la chute de cheveux.
L’objectif est d’améliorer les conditions de fonctionnement de l’organisme.
Et lorsque le corps reçoit suffisamment de nourriture, qu’il parvient à mieux digérer et utiliser ses nutriments et que les facteurs qui perturbent son fonctionnement sont identifiés et travaillés, les cheveux, la peau et les ongles peuvent également refléter cette amélioration.
Parce qu’au final, de beaux cheveux ne commencent pas avec un shampoing. Ils commencent dans le corps qui les produit.
DDD70 : travailler le terrain de l’intérieur pendant 10 semaines
Si vous êtes arrivée jusqu’ici, vous avez compris une chose essentielle : prendre soin de ses cheveux ne signifie pas seulement prendre soin de ses cheveux.
Il faut aussi regarder le corps qui les fabrique.
C’est exactement la logique du DDD70, mon programme de santé intégrative de 10 semaines.
Pendant ces 10 semaines, je vous accompagne étape par étape dans un travail global qui associe :
- désinflammation ;
- détoxification ;
- déparasitation avec une méthode structurée ;
- rééducation alimentaire ;
- travail sur la digestion, l’assimilation et l’intestin ;
- amélioration des habitudes de vie ;
- rééducation émotionnelle ;
- travail sur le terrain métabolique.
L’objectif n’est pas de traiter uniquement un symptôme comme la chute de cheveux.
Nous travaillons sur le terrain et sur le fonctionnement global de l’organisme.
Parce que lorsque le corps est mieux nourri, qu’il digère et assimile mieux, que l’intestin fonctionne mieux et que l’on travaille sur les différents facteurs qui perturbent son équilibre, les changements peuvent aussi devenir visibles à l’extérieur.
Les cheveux, la peau et les ongles font partie de ce reflet.
Le DDD70 vous donne une méthode et un chemin à suivre pendant 10 semaines. Et je vous accompagne tout au long du processus.
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